Histoire et patrimoine

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Bourg Saint Christophe, village d’un peu plus de 1 300 habitants, est situé au pied de la Côtière. La commune couvre environ 9 km² et se trouve à proximité de Pérouges, Meximieux (gare), de Balan (autoroute A42), et à 30 min. de l’aéroport de Lyon St Exupéry.

19xx - Le blason de Bourg St Christophe fait référence à son histoire

Le fond d’azur et la bande d’or avec les trois étoiles rouges évoquent les armes de la dernière famille seigneuriale TROCU DE LA CROZE, qui a donné son nom à la montée de la Croze.

Blason Bourg Saint Christophe

Les 3 étoiles rouges sur fond jaune sont l’emblème de la famille Trocu de la Croze

La crosse située en haut à droite de l’emblème, fait référence à l’existence d’un prieuré de l’Abbaye de Saint Rambert cité dès 1191

La tour et son avant mur rappellent l’existence du château et du bourg

2017 – Un nouveau logo

Le logo de Bourg Saint Christophe est composé d'un camaïeu de bleus et d'un vert lime.

Clin d'œil au blason, la couleur bleue est à l'honneur. Elle représente l'histoire et le patrimoine de Bourg Saint Christophe.

Le vert, quant à lui, fait référence au côté rural de Bourg Saint Christophe.

La culture de la terre est également mise en avant par la présence de lignes parallèles qui s'entrecroisent. Celles-ci symbolisant graphiquement les vignes anciennement cultivées sur les coteaux et les champs qui entourent notre village.

Logo Bourg Saint Christophe

Évolution du nom de notre village au fil du temps

1191 - Cella Sancti Christophori de Burgo
1201 - Parrochia Burgi Sancti Christofori
1226 - Villa de Burgo Sancti Christofori
1250 - Ecclesio de Burc
1307 - Juxta Maximiacum
XIVe - Broc St Chritofle
XVIIe - Le Bourg St Christophe
1794 - Bourg Sans Fontaine
1795 - Bourg Saint Christophe

1158 – 1763 – Bourg Saint Christophe, un lieu de foi et de vocation religieuse

En 1158, Bourg Saint Christophe dépend de l’abbaye de St-Rambert-en-Bugey. En 1226, l’abbé Bernard de St Rambert concède à Imbert V, seigneur de Beaujeu, tous les droits sur les terres de Bourg St Christophe en échange de sa protection, exceptée l’église qui reste sous la tutelle de l’Abbaye de St Rambert.

En mai 1304, un traité de paix fut signé entre Humbert, Dauphin de Viennois, Amé, Comte de Savoie et un des successeurs d’Imbert V de Beaujeu, et Guichard VIII surnommé le Grand du fait qu’il fut un des plus illustres représentants de cette famille. Par ce traité, le Dauphin abandonnait ses prétentions sur Meximieux et Bourg-Saint-Christophe. En mars 1305, ce traité n’ayant pas été suivi d’effet, les parties s’en remirent à l’arbitrage du pape Clément V.

En août 1307, Guichard VIII de Beaujeu donna à son frère Humbert, la seigneurie, le château de Montmerle et les villages de Montanay et Bourg-Saint-Christophe en échange de Claveisolles et d’Amplepuis. Quelques années plus tard, ce contrat fut résilié. Guichard VIII reprit Bourg-Saint-Christophe et y fit construire un château fort.

L’ambition de Guichard VIII de Beaujeu était de faire du village une ville autour du château.

Au fil des siècles, ce château a appartenu à différentes familles, le Dauphin de Viennois, Amédée V (comte de Savoie), chevalier Henri de la Beaume, Guillaume de Luyrieu, la famille Maréchal, Antoine de la Chambre (Evêque de Belley), Jeanne de Gorrevod, Guillaume de Pigna, François de Belly, Pierre de Gilbert, Louis de Digoyne et enfin le Baron Trocu de la Croze d’Argis et sa femme Jeanne Louis Gabriel Giraud de Montbelet furent les derniers propriétaires en 1763.

En août 1319, il accorda aux habitants, une charte de franchises et libertés. Fait prisonnier à la bataille de Varey en 1325, il fut contraint d’abandonner le château pour payer sa rançon en 1327 au Dauphin de Savoie, qui en fit une dépendance de sa baronnie de Valbonne.

Quelques siècles plus tard, le château fut démoli et pillé à la Révolution.

Un plan dressé le 22 frimaire an II rappelle comment il était situé. Le château, cour, jardin et fossés compris, occupait une surface en trapèze - rectangle de 80 mètres à l’est, 75 mètres au nord où le château était de plein pied avec le plateau, 40 mètres à l’ouest et 75 mètres pour le côté non parallèle au sud qui donnait à pic sur le village et la plaine. Dans la première moitié du siècle dernier, des restes du mur d’enceinte, un débris de chemin de ronde et les assises d’une grosse tour ronde étaient encore visibles. Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus rien du château, si ce n’est un pan du mur d’enceinte enfoui sous la végétation.

1789 – 1794 La révolution à Bourg-Saint-Christophe

Le 15 mars 1789 la population assemblée devant le porche de l’église (il n’y avait pas de salle de réunion) élit les deux délégués qui se rendront à l’assemblée de bailliage à Bourg pour élire les députés aux Etats-Généraux : furent désignés Humbert Bozonnet et Pierre Brun, laboureurs. Cette même assemblée rédigea son « Cahier de doléances », à peu près identique à celui de Faramans et de Saint-Maurice de Gourdans ; il comprend 36 articles et porte 12 signatures.

A l’assemblée bailliagère à Bourg le 23 mars, ils furent accompagnés par le curé Antoine-Marie Ravière (pour élire les députés du clergé), et par le baron Trocu de la Croze (pour la noblesse).

La première municipalité élue choisit pour maire le curé Ravière qui, en 1791, prêta le serment à la Constitution civile du clergé et demeura dans sa paroisse comme curé constitutionnel avec un traitement de 1.200 livres. Il fut remplacé à la mairie par Claude Vurer. Le Conseil général du département, à cause de la pénurie de prêtres constitutionnels, chercha à regrouper les paroisses ; il fut question d’unir Bourg-Saint-Christophe à Pérouges, mais le projet n’eut pas de suite.

Le 30 septembre 1792, le curé prêta le serment de Liberté et Egalité. Le 11 novembre il cessa de tenir les registres de l’état-civil qui passèrent à la mairie. Le 13 du même mois, on planta un arbre de la liberté.

En 1793, le curé constitutionnel commença à avoir des difficultés avec les révolutionnaires. Le 8 février, le conseil lui dressa procès-verbal pour avoir refusé de lire en chaire une lettre pastorale et le mandement de carême de l’évêque constitutionnel. Le 15 mai, la majorité du même conseil lui refusa le certificat de civisme nécessaire pour toucher ses émoluments.

Six jours plus tard, contravention était dressée à quatre notables qui avaient tenté de lui en délivrer un quand même, et le conseil décida que le curé resterait en arrestation dans sa paroisse qu’il ne pourra quitter sans autorisation.

L’église fut d’abord dépouillée de deux des trois cloches existantes, qui furent descendues et conduites à Montluel.

Le baron Louis Trocu de la Croze ayant émigré, ses biens furent placés sous séquestre. En juin 1793 sa mère réclama sur la succession de son mari 471 465 livres pour ses droits totaux. Le directoire du département trouva cette somme exorbitante et bien supérieure à la valeur de la totalité des biens de l’émigré : il lui fit remettre une somme provisoire de 6.000 livres.

Le 30 octobre 1793 une délibération décida que le château devait être abattu, comme étant « un monument de l’orgueil et de l’oppression, toutes les distinctions qui retracent la domination des tyrans et des classes privilégiées doivent disparaître du sol d’une terre libre ».

Peu après un administrateur du district constata que le château avait été pillé et dégradé par les habitants de la commune. La municipalité, loin de s’opposer, avait elle-même fait enlever portes, fenêtres et mobilier et fait vendre le tout aux enchères sans autorisation. Cinq des pillards furent arrêtés et la municipalité déclarée responsable.

Au début de 1794, Bourg-Saint-Christophe devient Bourg-sans-Fontaine. Le 3 février, le curé Ravière signe la formule d’Albitte, abdiquant ses fonctions de curé et tout caractère de prêtre ; peu après, il se maria. L’église devint Temple de la Raison ; il s’y tint une fête civique au cours de laquelle des sans-culottes de différentes communes renversèrent et cassèrent autels, confessionnal et statues « dont une grande statue de Saint-Christophe ».

Sur ordre d’Albitte le clocher fut démoli ainsi que le château.

« l’Histoire de Bourg-Saint-Christophe »

Extraits de l’ouvrage de l’abbé Joseph Perrin

Le 2 juillet 1944, un avion s’écrase sur Bourg Saint Christophe

Au cours de l’été 1944, alors que la région était envahie par les allemands, un avion Havilland Mosquito Mk.1 de la Royal Air Force anglaise s’écrase sur le Grand Champ de la commune de Bourg Saint Christophe. Son équipage était formé de l’Adjudant-navigateur Rex-Frederick Cottrel et de l’Adjudant-pilote De Renzie, tous deux de nationalité néo-zélandaise.

Avion

Le 2 juillet 1944, cet avion militaire allié, avait décollé de Oran-La-Senia en Algérie, s’était posé à Foggia en Italie et avait pris la direction de Genève pour faire le point. Au retour, en passant à l’Est de Lyon, il aurait été touché par la D.C.A allemande vers La Boisse, puis à 1km de Bourg Saint Christophe, certains ont vu qu’il a perdu l’une de ses ailes. Il a encore parcouru environ 300m avant de s’immobiliser creusant deux profondes tranchées dans le champ.

Pilote

L’Adjudant-navigateur Rex-Frederick Cottrel a tenté de sauter au dernier moment mais son parachute est resté accroché à l’avion et il a été trainé au sol et est mort.

L’Adjudant-pilote De Renzie, grièvement brûlé au front, au bras et à l’épaule, a réussi tout de même à s’échapper de l’avion en flamme. Il a tout d’abord brûlé ses papiers puis s’est dirigé vers Faramans ou il a trouvé refuge chez Mr et Mme Pichat, une famille de garagistes lyonnais qui habitait au hameau de la Tuillière à Faramans.

La nouvelle s’est répandue très vite dans le village, Jean-Marie Derrias, maréchal-ferrant propose tout d’abord d’emmener le pilote à l’hôpital clandestin hébergé dans les caves du séminaire de Meximieux dans la nuit pour le faire soigner. Mais les blessures étaient si graves qu’il était impossible de le transporter en l’état. Mr Pichat s’est rendu chez Mr Comte à l’Armont, un autre hameau de Faramans qui possédait un téléphone et a appelé le Dr Boyer qui exerçait dans cet hôpital de Meximieux.

Ce medecin qui faisait partie de la résistance, est venu pour lui prodiguer les premiers soins. Mais vu son état, ces soins n’étaient pas suffisants, le Dr Boyer conclut que la seul chance de survie du pilote, était son statut de prisonnier. Par conséquent, il a été décidé d’alerter la Kommandantur, les militaires allemands, qui seraient en mesure de lui prodiguer de meilleurs soins.

Tombe Adjudant-navigateur Rex-Frederick Cottrel

Pour éviter toute polémique, les allemands ont été informés que l’avion s’était écrasé le 3 juillet à 2h du matin alors que l’avion était tombé le 2 juillet à la tombée de la nuit.

Les allemands sont arrivés en masse le 3 juillet au matin. Trois voitures, une ambulance, un fourgon et un camion pour permettre le transport des pièces de l’avion ont stationné devant chez Mr et Mme Pichat, et une quarantaine de soldats allemands avec trois chiens loup ont encerclé la maison.

Deux medecins militaires allemands prennent en charge le pilote blessé en précisant qu’il était considéré comme prisonnier de guerre mais bénéficierait des privilèges conformément à la Convention Internationale dues à son grade.

Le pilote a donc été emmené à l’Hôpital de Lyon. Il a survécu, mais personne ne sait ce qu’il est devenu.

Sur l’emplacement du crash, les allemands récupèrent le corps du co-pilote mort à environ 60m de l’avion. Il est aujourd’hui enterré au cimetière militaire de La Doua à Villeurbanne

Les mairies et ses maires

Bourg-Saint-Christophe élit son premier conseil municipal en 1790. Le curé RAVIERE en est le maire et le secrétaire. Cette assemblée prête serment comme le veut le décret des 29 et 30 décembre 1789. Les réunions se tiennent à la cure ou sous le porche de l’église.

L’ancien presbytère servira ensuite de mairie jusqu’en 1892, ou se sont succédés

Officiers publics

BERNARD Michel de 1792 à Novembre 1793
BRUN Pierre début de 1794
BOZONNET Pierre Louis de 1794 à 1798
CARRIER Jean Marie janvier et février 1799
BLANCHON Marie Christine mars 1799

Maires

BRUN Jean Pierre de 1801 à 1818
BERNARD Jean Pierre de 1818 à 1832
BRUN Jean Pierre de 1832 à 1848
FORAY Joseph de 1848 à 1855
BRUN Jean Pierre de 1855 à 1859
FORAY Joseph Pierre de 1859 à 1865
MALLET Pierre de 1866 à 1880
CADEGROS Joseph 1881 à 1889

A partir d’avril 1884 les maires sont alors élus par les conseillers municipaux

BERNIN Jean Marie 1889 à 1894.

Sous le mandat de ce dernier la mairie est transférée à la mairie-école nouvellement construite. Les maires suivants y ont officié :

BERNIN Jean Baptiste 1894 à 1896
FORAY Jules 1896 à 1919
RAMEL Jules de 1919 à 1920
PERRET Jules de 1920 à 1929
BERNARD Eugène de 1929 à 1935
CADEGROS Henri de 1935 à 1944
BERNARD Eugène (pendant le comité de libération de janvier à mai 1945)
PERRET Emmanuel de 1945 à 1971
PALANCHON Fernand de 1971 à 1977
RAMEL Maxime de 1977 à 1996.

Sous le mandat de ce dernier la mairie est transférée en 1992 à son emplacement actuel.

PERRET Bernard maire depuis 1996

La Chapelle Rurale Notre-Dame de Lorette (vestige) – Impasse de la Chapelle

La chapelle rurale Notre-Dame de Lorette a sans doute existé au hameau des brosses pendant le XVIème et XVIIème siècles. Elle a été fondée par Demoiselle Thérèse Peccolet qui a été mariée au châtelain de Meximieux Pierre Chazey. Dans un premier temps, elle était desservie par des Carmes Déchaussés de Lyon. Ces derniers ont fini par se réunir aux Trinitaires de Lyon. En 1874, elle a été interdite.

En 1910, il était encore possible d’observer ses murs presque entiers. Deux pignons se dressaient alors, celui de la façade était intact.

Aujourd’hui elle n’est plus qu’à l’état de ruines. Pourtant certaines parties subsistent : une partie du pignon, le piédroit d’une porte cintrée et la base des murailles sont encore visibles. Les murailles construites en galets révèlent un bâtiment à chevet à cinq pans dont les dimensions sont environ 11 x 6 mètres.

Le bénitier est quant à lui conservé dans l’église du Montellier. Il s’agit d’un petit bénitier rond en pierre grise bouchardée et reposant sur une colonne.

Tout près de la chapelle, les Trinitaires possédaient une grande maison. De cette demeure il ne reste plus qu’un jambage de la porte cochère. Ce dernier est engagé dans le mur de la maison qui a été remaniée et modernisée. Le départ tronqué du cintre est également visible. La bouteroue qui se tient encore debout de l’autre côté du chemin indique la largeur de l’ancienne porte qui devait mesurer environ trois mètres.

Un pur château féodal

Le château fort de Bourg St Christophe fut construit à partir de 1307 par Guichard III de Beaujeu, son ambition étant de faire du village une ville autour du château.

En août 1319, il accorda aux habitants, une charte de franchises et libertés. Fait prisonnier à la bataille de Varey en 1325, il fut contraint d’abandonner le château pour payer sa rançon en 1327 au Dauphin de Savoie, qui en fit une dépendance de sa baronnie de Valbonne. Quelques siècles plus tard, le château fut démoli et pillé à la Révolution.

Un plan dressé le 22 frimaire an II rappelle comment il était situé. Le château, cour, jardin et fossés compris, occupait une surface en trapèze - rectangle de 80 mètres à l’est, 75 mètres au nord où le château était de plein pied avec le plateau, 40 mètres à l’ouest et 75 mètres pour le côté non parallèle au sud qui donnait à pic sur le village et la plaine.

Dans la première moitié du siècle dernier, des restes du mur d’enceinte, un débris de chemin de ronde et les assises d’une grosse tour ronde étaient encore visibles. Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus rien du château, si ce n’est un pan du mur d’enceinte enfoui sous la végétation.

Ecoles de Bourg Saint Christophe

Ministre de l’Instruction publique de 1879 à 1883, Jules Ferry introduit des réformes sur l’école primaire qui devient gratuite (juin 1881), obligatoire et laïque (mars 1882) pour tous les enfants de 6 à 13 ans, jusqu’au certificat d’études.

La loi du 30 octobre 1886 détermine les règles relatives à la création des écoles publiques. Elle indique que l'établissement des écoles primaires élémentaires publiques constitue une dépense obligatoire pour les communes. Le décret du 7 août 1887, rendu en exécution de cette loi, contient des prescriptions très précises en ce qui concerne l'installation des écoles, ainsi que les dispositions à prendre lorsque le local nécessaire à la tenue d'une école ou d'une classe dont l'établissement constitue une dépense obligatoire n'a pas été fourni par la commune et qu'il y a lieu d'y pourvoir d'office.

Au Bourg-Saint-Christophe en 1884 l’école de garçons se trouve au 242 rue de Lyon. Elle est la propriété de la commune et a été construite en 1845.

En 1887 l’école de filles est située au 330 Grande Rue. Ces locaux sont la propriété de Pierre MALLET qui a reconstruit cette maison en 1855. Il y a donc un bail entre Pierre MALLET et la commune pour l’hébergement de cette école de filles.

Le monument aux morts

Situé place de la mairie, jadis appelé Champ de foire, le Monument aux morts du village a été édifié en 1920-1921 par l’entreprise Servonnet.

Il comprend un obélisque pyramidal de pierre provenant de la carrière de Porcieu dans le Nord-Isère, avec l’inscription : “Aux morts pour la patrie 1914-1918”. La croix de guerre est entourée d’une couronne de chêne et de laurier avec palme.

Vingt-huit noms sont gravés sur la pierre. Pour mémoire, il s’agit de :

  • Jean-Marie Brun, Joseph Lacer, Joseph Thévenet, Jean-Marie Guillermier, Antonin Robert, Claudius Brun et Joseph Bert morts en 1914 ;
  • Jean-Joseph Foray, Félix Giroud, Jules Foray, Emile Goy, Alix Foray (sergent) et Henri Meant décédés en 1915 ;
  • Antonin Guillermier, Claudius Nicollet et Marius Prost morts en 1916 ;
  • Jean-Pierre Perret et Charles Meant (caporal) décédés en 1917 ;
  • Claude Foray, Alexis Guyot, Claudius Vacher, Jean-Pierre Bernin (sergent), Félix Debourg et Georges Biard morts en 1918 ;
  • sans oublier Philibert Bertillot, Jules Lescot et Joseph Cadegros décédés lors de la Seconde Guerre Mondiale 1939-1945
  • Roger Crost, mort en Indochine en 1953.

Le monument aux morts fut inauguré en novembre 1921 par le député de Trévoux, Mr Moniquot, du château de Versailleux en présence du maire de l’époque, Jules Perret.

Les croix de mission

Le village comporte 7 croix de mission qui jalonnent notre village.

La plus ancienne est située dans la Grande Rue, près de l’église et date de 1827. Une croix emblématique est celle qui est située en pleine campagne à la croisée de trois chemins, quelques deux cents mètres après le Mas Choquet en allant sur Faramans. Elle s’appelle la croix Martoret ou Martoray.

Cette croix toute en pierre d’une hauteur de 3.40 mètres porte l’inscription « Jubile 1875 ».

A l’origine, elle était en bois mais tombant de vétusté, elle a été remplacée par une croix de pierre en 1875. Son socle est entouré de quatre bouteroues.

Historiquement, l’emplacement de cette croix n’a pas été choisi par hasard : celle-ci se situe à l’endroit d’une première église et de son cimetière. En 1880, diverses structures de cette église subsistaient encore.

Plusieurs décennies plus tard, en creusant une gravière, des squelettes, des alliances et des boucles d’oreille en or ont été découverts. Le centre religieux fut ainsi déplacé à l’endroit actuel, pour l’asseoir sur l’emplacement de l’oratoire de saint Domitien, culte spécial de la paroisse. C’est pourquoi, au XIXe siècle, bon nombre d’enfants portait ce prénom.

On dénombre six autres croix dans le village. La plus ancienne située dans la grande rue près de l’église date de 1827.

Notre-Dame de la Côtière

Cette statue moderne a été sculptée sur place par l’architecte Cordier, du 16 août au 16 septembre 1958, en remerciement pour avoir épargné le village lors de la retraite des Allemands après la Bataille de Meximieux.

En empruntant la Montée du Château ou bien un petit chemin derrière le bâtiment de l’ancienne cure, on peut accéder à Notre-Dame de la Côtière. D’une hauteur de 4 mètres 10, ce monument autrefois d’une masse blanche dominait le village depuis le coteau. Avec l’usure du temps, cette statue de la Vierge grisonnante semble bien perdue au milieu d’une végétation abondante.

La cause de son origine remonte à l’année 1944. Des éléments de la Wehrmacht, bloqués à Meximieux, et cherchant à faire retraite, se répandirent dans Bourg-Saint-Christophe où la situation devint très préoccupante pour la population. Après quelques heures d’angoisse, tout danger se trouva écarté.

En signe de reconnaissance, les paroissiens conçurent le projet d’ériger une statue à la Sainte Vierge. Les circonstances ne permirent pas la réalisation immédiate de ce projet. Le monument sera finalement sculpté sur place en 1958 par Maurice Cordier, élève des Beaux-Arts de Paris, avec de la pierre d’Oppède (Vaucluse).

La statue fut bénie par l’Évêque de Belley le 28 septembre 1958, en présence du maire de l’époque Emmanuel Perret, de son conseil municipal au grand complet et du conseil curial. À cette occasion, Monseigneur Fourrey remit des distinctions du Mérite diocésain à quelques paroissiens ayant fait longtemps la preuve de leur dévouement comme J-M. Giroud (60 ans de service comme chantre et sacristain), Émile Bernin et Joseph Peyrot (chantres depuis 40 ans) ou encore Mme Guyot, Joanny Giroud, Joseph et Louis Serdon, responsables de l’entretien de l’église.

La Jeannette

Enfouie de longues années dans le grenier de l’ancienne mairie - école dont jadis elle ornait le fronton, l’horloge dite “La Jeannette” retrouve aujourd’hui la lumière dans le hall de la mairie où elle est exposée au regard de tous.

Précieusement conservée et mise en valeur dans une vitrine, cette horloge a vu défiler bon nombre de générations bourtoirs.

Celle-ci porte symboliquement le nom de “La Jeannette” en hommage à sa donatrice Madame Brun née Jeannette Cadegros, née le 7 mars 1865 au village et décédée le 28 janvier 1950 à Meximieux.

En 1932, cette dernière décida d’installer à ses frais cette horloge dont elle fit cadeau à la commune. “Une heureuse et louable initiative profitable à la commune” reconnaîtra Eugène Bernard, le maire à cette époque, considérant même que “le geste de Madame Brun est une amélioration d’intérêt public”.

Durant plusieurs décennies, cette horloge fabriquée par l’atelier Francis Paget et Compagnie à Morez dans le Jura, fief de l’horlogerie, indiqua l’heure avec précision sur le fronton de la mairie école.

Pour les curieux avides d’en savoir plus sur son histoire, à l’intérieur de la vitrine dessous “La Jeannette”, figurent une lettre manuscrite de sa donatrice et un extrait de la séance extraordinaire du 23 décembre 1932 avec la délibération du conseil municipal.